Doral : Dimanche de souffrance pour Dubuisson

Une carte de 85 et Victor Dubuisson dégringole à la 62e place finale du WGC-Cadillac Championship. Une journée et un tournoi à oublier pour le n°1 français, battu par un impitoyable Blue Monster.

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Victor Dubuisson n’a scoré que deux fois sous les 70, en 14 cartes de WGC. (Reuters)

 

Décidément, le WGC-Cadillac Championship ne réussit pas à Victor Dubuisson. Un an après son dur baptême au Doral et une 62e place, le 17e mondial termine à nouveau au même rang, à Miami. Bon douzième après trois tours, le Cannois perdra cinquante rangs ce dimanche d’une effroyable carte de 85 (+12). Il n’avait pas scoré aussi mal depuis l’an dernier, c’était ici-même sur le Blue Monster, avec un 81 lors du 2e tour.

Résigné puis coulé

On le sait, Dubuisson ne s’acharne pas pour sauver un 75, quand il ne reste plus rien de significatif à défendre. Après un premier drive dans l’eau, au 4 (double-bogey), il en égarera deux supplémentaires sur le par 5 du 8, pour un triple-bogey tirant définitivement le rideau sur ses possibilités de top 20.
La suite de sa carte, on ne s’y attardera pas, de même que sur son attitude résignée de fin de parcours, aussi agaçante qu’énigmatique pour le public local. Ça ne serait pas rendre service, ni grâce, au porte-drapeau du golf tricolore, sortant de deux saisons exceptionnelles dans le top 6 de la Race to Dubaï.

Un driver grippé ce week-end

Sur un parcours punissant durement le renoncement, on notera simplement son manque de précision inhabituel au driving. Seulement 50 % de fairways touchés cette semaine au Doral, dont un cruel 11/28 le week-end. Une statistique rendant compliquée les envolées de birdies (onze sur la semaine tout de même, mais zéro dimanche). Déjà abattu samedi soir après deux bogeys en fin de partie, il quittera une nouvelle fois sans mot dire les lieux, pour un tournoi à oublier.

On efface tout et on recommence

Presque deux mois après une très probante rentrée à Abu Dhabi (4e) et une semaine après un cut raté au Honda, cette ronchonne 62e place cochonne un début de saison pour l’instant bien loin de sa réputation. Mais avec le barbichu, on ne veut pas tomber dans l’inquiétude. Le joueur de Ryder Cup n’a pas perdu en un hiver sa magie autour des greens, sa puissance au drive, ni encore moins son envie de jouer. Ses séances de chipping tardives et le travail fourni au practice, tout au long de la semaine avec son coach Benoît Ducoulombier, semblent le prouver.
« V-Dub » sera d’ailleurs engagé dans moins de quinze jours, à Bay Hill. Une belle occasion de conclure sur une bien meilleure note sa jusque-là crispante tournée floridienne.
Article de Benjamin CADIOU pour l’EQUIPE.

Woods à l’arrêt

Trahi par son physique, atteint moralement, Tiger Woods a décidé de faire une pause qu’il poursuivra jusqu’à ce qu’il retrouve son niveau de jeu.

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Ce n’est certainement pas de gaieté de cœur que Tiger Woods a annoncé mercredi, sur son site internet, qu’il quittait momentanément le circuit. A la rue à Phoenix, où il était dernier après deux tours, contraint à l’abandon à Torrey Pines la semaine dernière, la légende du golf, 14 Majeurs à son actif, a décidé de ne plus disputer de tournois tant qu’il ne se sentira pas capable de les gagner. « J’ai besoin de beaucoup travailler sur mon jeu et de passer du temps avec les personnes qui sont importantes pour moi« , fait ainsi savoir l’ancien n°1 mondial, opéré du dos en mars de l’année dernière.

Un dos qui le fait donc toujours souffrir et qui l’empêche d’être performant. Combien de temps l’Américain, encore jeune (39 ans), va-t-il mettre sa carrière entre parenthèse ? Peut-être pas longtemps, mais il n’a pas indiqué de durée. « Je joue des tournois pour être au meilleur niveau et, quand je penserai être prêt, je serai de retour. » Pour y parvenir, Woods, atteint moralement par ses péripéties, devra se refaire une santé physique pour commencer. Le reste pourrait suivre quand on connait son génie, ses actuelles difficultés dans les coups d’approche, aussi surprenantes soient-elles, sont certainement la conséquence d’un manque de confiance en lui.

A moyen terme, l’objectif de la star du golf est d’être compétitif lors du Masters d’Augusta début avril. « J’aimerais disputer le Honda Classic (26 février-1er mars, ndlr), un tournoi dans la ville où j’habite qui est important pour moi, confie le Californien, mais je ne serai pas là, à moins que mon jeu soit de nouveau opérationnel. Ce n’est juste pour personne. Je m’attends, cependant, à jouer de nouveau très prochainement. » Ce qui serait une bonne nouvelle pour lui mais aussi pour un sport qu’il porte toujours, malgré ses déboires, sur ses épaules.

Un article de Regis Aumont.

Torrey Pines, Jason Day signe son retour

Jason Day s’impose à Torrey Pines, au bout du suspense. L’Australien a décroché sa 3e victoire sur le PGA Tour en écartant J.B. Holmes,
Scott Stallings et Harris English en playoffs.

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Grâce à ce succès, Jason Day se hisse au 4e rang mondial. (L’Equipe)

Une pléïade de grands noms avaient prématurément quitté le tournoi vendredi. Un détail tant Scott Stallings, J.B. Holmes, Harris English et Jason Day (-9) ont offert un final époustouflant hier soir à Torrey Pines. Durant ces playoffs à quatre, l’Australien a pris le meilleur sur ses trois concurrents en écartant d’abord English et Stallings dès le 1er trou, avant d’éliminer J.B. Holmes dans la foulée pour décrocher la timbale. « Je me suis vu avec le trophée tout au long de la semaine. Je suis vraiment fier de moi », savourait-il. Quelques minutes plus tôt, le malheureux J.B. Holmes ratait de quelques centimètres le putt pour la gagne sur le 18. Sur ce même trou, Jason Day voyait son chip traverser l’intégralité du green, de haut en bas, avant de terminer sa course à moins d’un demi-mètre de l’eau. La réussite du champion, sûrement…

L’homme blessé

« Il y a des moments où je me demandais si je pourrai de nouveau jouer au golf ? »  Quatrième mondial après sa victoire sur Victor Dubuisson lors du WGC-Accenture Match Play en février 2014, l’Australien s’est ensuite plus souvent retrouvé à l’infirmerie que sur les fairways. Blessé au pouce puis au dos, Jason Day n’a joué que 15 tournois sur le PGA Tour l’année dernière. Mais ce succès à Torrey Pines, dimanche, réveille de nouveau les espoirs du joueur, revenu au 4e rang mondial : « Je vous ai toujours dit que mon but ultime était devenir numéro 1 mondial ». De retour au sommet, Day pense en avoir terminé avec ses pépins physiques : « Je l’espère. Je peux être en bonne santé ».

Un article de Kevin JERAULT pour l’Equipe.

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Vingt-sept Grands Prix pour les jeunes en 2015

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Rassemblés au sein d’un championnat national comptant pour le Mérite Jeunes et pour les sélections, ces tournois se dérouleront dans toutes les ligues. Labellisés par la FFG, ils répondront au cahier des charges imaginé par les conseillers techniques avec pour première exigence l’adaptation des distances aux catégories d’âge.

 

Si les plus «grands» ont déjà entamé leur saison en Afrique du Sud, les plus jeunes devront patienter encore trois semaines avant de disputer le premier Grand Prix figurant au calendrier national les 21 et 22 février sur le golf de Juvignac-Fontcaude.

A cette occasion, les repères de départ du parcours héraultais seront positionnés en fonction de l’âge des joueuses et joueurs inscrits afin d’adapter la longueur des trous : «C’était rarement le cas jusqu’à présent,indique Alexandre Bosseray. Leur offrir des parcours plus courts leur permettra de travailler sur le scoring. Ils pourront ainsi jouer sous le par et utiliser les mêmes clubs que les pros de l’European Tour alors qu’ils tapaient très souvent des bois de parcours. Ils apprendront à scorer bas et à gagner dans leur catégorie. L’apprentissage du haut niveau à cet âge-là passe aussi par une alternance entre ce type de parcours et d’autres plus longs pour développer une puissante frappe de balle ainsi que le petit jeu. Le nombre et la variété des Grands Prix inscrits au calendrier leur donnera toutes ces opportunités tout au long de la saison puisque le dernier se déroulera en novembre prochain au Provence Country Club.»

Ce championnat national et l’évolution du classement du Mérite Jeunes seront suivis très attentivement par les conseillers techniques nationaux. Ils y puiseront de précieuses informations avant les grands rendez-vous internationaux de l’été : «Pour les U14 garçons, par exemple, la finalité sera, bien sûr, la sélection des six joueurs retenus pour la tournée dans les îles britanniques au mois d’août au cours de laquelle ils participeront à deux compétitions et à une rencontre amicale», ajoute le responsable du Pôle Espoirs de Montpellier.

Rendez-vous donc les 21 et 22 février pour le premier Grand Prix à Juvignac-Fontcaude.

Le calendrier des Grands Prix Jeunes

21 et 22 février : Grand Prix Jeunes à Juvignac/Fontcaude
28 février et 1er mars : Grand Prix Jeunes de la Cabre d’Or
28 et 29 mars : Grand Prix Jeunes de Bordeaux Lac
18 et 19 avril : Grands Prix Jeunes de Cheverny
18 et 19 avril : Grands Prix Jeunes du Vaudreuil et à Saint-Etienne
18 et 19 avril : Grands Prix Jeunes de Saint-Etienne
25 et 26 avril : Grands Prix Jeunes de La Grange aux Ormes
25 et 26 avril : Grands Prix Jeunes de Toulouse La Ramée
24 et 25 mai : Grands Prix Jeunes de Gadancourt
24 et 25 mai : Grands Prix Jeunes de Bourges
6 et 7 juin : Grand Prix Jeunes d’Eauze
13 et 14 juin : Grands Prix Jeunes d’Aubazine
13 et 14 juin : Grands Prix Jeunes de Saint-Cyprien
27 et 28 juin : Grand Prix Jeunes de Deauville Saint-Gatien
26 et 27 août : Grands Prix Jeunes de La Baule
28 et 29 août : Grand Prix Jeunes de Troyes La Cordelière
29 et 30 août : Grand Prix Jeunes d’Hardelot
12 et 13 septembre : Grand Prix Jeunes de Mont-de-Marsan
19  et 20 septembre : Grand Prix Jeunes de Poitiers-Mignaloux
26 et 27 septembre : Grand Prix Jeunes de Crécy-la-Chapelle
3 et 4 octobre :  Grand Prix Jeunes des Volcans
17 et 18 octobre : Grand Prix Jeunes de la Valdaine
20 et 21 octobre : Grand Prix Jeunes de Dinard et à Chantilly
20 et 21 octobre : Grand Prix Jeunes de Chantilly
22 et 23 octobre : Grand Prix Jeunes Barrière Deauville
28 et 29 octobre : Grand Prix Jeunes de Joyenval
21 et 22 novembre : Grand Prix Jeunes du Provence Country Club
Un article de Gérard Rancurel pour la ffgolf

Le trou le plus dingue de la planète golf

Loin, très loin de l’image un peu coincée que le golf véhicule encore, de moins en moins espérons-le, le Waste Management Phoenix Open qui démarre demain est l’occasion du plus grand rassemblement de fans aux Etats-Unis.

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Installé sur le TPC Scottsdale depuis 1987, le Phoenix Open est le tournoi qui réunit le plus de spectateurs sur le circuit américain. Malgré une rude concurrence, il se déroule le week-end du Super Bowl, l’évènement sportif n°1 aux USA, l’événement attire chaque année une moyenne de 500.000 spectateurs. L’an passé, rien que pour la journée du samedi, ils étaient près de 190.000 à déambuler le longs des fairways du Tournament Players Club.

En 2002, année où le championnat de football américain tombait à une autre date, 119.600 fans s’étaient précipités le dimanche pour assister à la victoire de Chris DiMarco. Le tout dans une ambiance qui ressemble plus à celle de la Foire du Trône qu’a celle du regretté Trophée Lancôme.

 

C’est notamment le cas sur le trou n°16. Un petit Par 3 ceinturé de gradins où peuvent prendre place quelques 25.000 fans déchaînés. Et gare aux joueurs qui ratent leur coup. Sous les huées du public ils n’ont alors plus qu’une envie. Celle de terminer le trou le plus vite possible pour retrouver un peu de calme sur le départ du 17.

En revanche celui qui « plante le mât » ou, mieux encore, celui qui réussit un « hole in one » comme l’Australien Jarrod Lyle en 2011 ou bien encore Tiger Woods en 1997, est assuré d’être ovationné comme une star de rock à sa sortie de scène.

Cela faisait bien longtemps que Tiger Woods n’était pas venu à Phoenix. Il est vrai qu’un excité avait tenté de lui balancer des oranges et, pire encore, un désaxé avait même été arrêté alors qu’il tentait de s’approcher de lui avec une arme dans la poche. Oublié ces incidents, demain le Tigre fera sa rentrée 2015 sur les fairways du TPC Scottsdale. You da man ! Get in the hole…..

Un article de My Golfweb.

AnnuaireduGolf-logoPour égaler Woods, entraînez-vous dans l’un des clubs de l’Annuaire du Golf…

Humana Challenge : Bill Haas s’impose à nouveau à La Quinta

Cinq ans après son premier titre acquis sur ce tournoi en 2010, Bill Haas récidive en remportant le Humana Challenge avec un coup d’avance sur un groupe de cinq golfeurs emmené par Charley Hoffman et Matt Kuchar.

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Deuxième succès de Bill Haas au Humana Challenge. (Zuma)

Bill Haas entretient une véritable histoire d’amour avec le parcours de La Quinta ! Vainqueur de son premier tournoi sur le tracé californien en 2010, le fils de Jay Haas (vainqueur en 1988) ajoute un nouveau trophée à son palmarès après une deuxième place en 2011 et un quatrième Top 6 ces six dernières années sur le parcours Palmer. Cette fois pourtant, le vainqueur de la FedEx Cup 2011 n’attendait pas grand chose de son retour à la compétition après une blessure au poignet en 2014. «Si vous m’aviez dit que j’aurais fait ça la semaine dernière, je ne vous aurais pas cru», avouait-il lors de son interview. C’est un autre célèbre Bill, Clinton, qui lui a remis le trophée du vainqueur du Humana Challenge in partnership with the Clinton Foundation. Membre de la dernière partie, Haas a dû s’employer pour s’extraire d’une meute incroyablement dense.

Kuchar et Hoffman s’inclinent
Malgré un bogey au trou numéro 3, le Californien a fait la différence avec un eagle au 6 et un ultime birdie au 16 pour se propulser seul en tête à -22. Derrière, cinq golfeurs terminent à un coup du vainqueur, dont Matt Kuchar qui échoue une nouvelle fois tout près de la victoire après son podium de la semaine dernière au Sony Open. «Je suis déçu de n’avoir pas réussi le birdie au 18 pour mettre un peu de pression à Bill», déplorait Kuchar. Charley Hoffman, vainqueur cette saison au Mexique, termine sa semaine par quatre birdies pour recoller au deuxième rang et grimper à la troisième place de la FedEx Cup. L’Américain Steve Wheatcroft et le Sud-Coréen Sung-Joon Park finissent également à la deuxième place et signent le meilleur résultat de leur carrière.

Le classement final (par 72) :
1.Bill Haas (USA) : 266 (-22)
2.Charley Hoffman (USA) : 267 (-21)
-.Brendan Steele (USA) : 267 (-21)
-.Sung-Joon Pak (CdS) : 267 (-21)
-.Steve Wheatcroft (USA) : 267 (-21)
-.Matt Kuchar (USA) : 267 (-21)

 

Retrouvez l’article en intégralité ici.

Levy : « Des purs coups ! »

Premier tournoi en 2015 pour Alexander Levy et premier leaderboard ! Déjà très en forme, le n°2 français a scoré un 66 ce jeudi à Abu Dhabi, à deux coups du leader Martin Kaymer. Réaction.

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Treize greens et seulement 25 putts pour Alexander Levy. L’Abu Dhabi Championship démarre fort pour le 53e mondial ! (D.R)

Votre caddy, Chris Liley, qui faisait aujourd’hui ses débuts à vos côtés, était carrément ébahipar votre niveau de jeu. Il nous a même dit que vous vous étiez surpris…
Alexander Levy : Oui, vraiment content  ! J’ai fait quelques changements dans mon swing pendant l’intersaison, dans le but de ménager mon cou et de m’améliorer. Je suis soulagé, car j’appréhendais un peu cette reprise, j’avais même peur d’être perturbé par ces évolutions. Mais au contraire, je me suis senti encore mieux que l’an dernier.
Sans vouloir s’enflammer à votre place, après juste un tour, mais la saison démarre super bien non  ?
AL  : Après une grosse saison et cinq semaines sans tournoi, on ne sait pas trop si on va réussir à enchainer et ce qu’il va se passer. Je suis vraiment content du boulot fourni avec mon staff cet hiver, en particulier avec Alain (Alberti, son coach) sur le golf pur. Je n’ai pas eu peur d’opérer des changements et je ne regrette pas. Aujourd’hui, j’ai tapé des coups de golf m’ayant donné un plaisir fou.

« Les résultats sont une chose, mais la qualité de jeu, ça c’est important ! »

Lesquels ?
AL : J’en retiens deux ou trois, comme le drive du 17 puis le coup de fer 5 qui a suivi  : des coups bas, en « cut », pile dans la trajectoire désirée. Ces « shots » sont particulièrement utiles sur le circuit européen, où le vent souffle souvent. Ces coups tenus (bas, ndlr) me seront très utiles.
Vous avez donc encore une belle marge de progression ?AL : J’ai dit à Alain et à mon staff que je voulais encore progresser. Les résultats sont une chose, mais la qualité de jeu, ça c’est important ! Aujourd’hui, j’ai vu que les coups travaillés m’ont permis de performer, et me voilà au leaderboard.Premier tour et déjà au leaderboard. Même si nous ne sommes que jeudi, ça doit vous toucher ?
AL : Ça donne confiance. Comme je l’ai dit, on ne sait pas comment on va revenir, si on va taper droit… Vais-je être le même ? On se pose des questions. Et sur un test vraiment compliqué comme Abu Dhabi, avec du vent, c’est un vrai soulagement de poster un tel score, avec cette pureté de coups. Vraiment, je suis satisfait.Un aticle de Benjamin Cadiou pour l’Equipe.

Patrick Reed, puissance 4

Héroïque Patrick Reed ! Encore à quatre coups de Jimmy Walker à quatre trous du terme du Tournoi des Champions (Hawaï), l’Américain s’est défait de son adversaire dès le premier trou de prolongation. C’est la 4e victoire de Reed sur le PGA Tour à seulement 24 ans.

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Survolté à Gleneagles, Patrick Reed aura été l’un des meilleurs américains de cette dernière Ryder Cup, malgré son statut de rookie. (L’Equipe)

Patrick Reed est devenu lundi à Hawaï l’un des rares golfeurs à gagner au moins quatre tournois du circuit PGA avant ses 25 ans. Seuls Tiger Woods, Rory McIlroy et Sergio Garcia avaient réussi cette performance ces vingt dernières années.

Sur le green de Kapalua (Hawaï), l’Américain de 24 ans a eu besoin d’un trou de play-offs pour battre son compatriote Jimmy Walker, qu’il avait rejoint sur le dernier trou du dernier tour grâce à un birdie, après avoir fait sensation avec un eagle au trou n°16 en rentrant directement une approche de plus de 70 m. « Je savais que mes chances étaient minces (au trou 14), admettait le Texan. Donc je me concentrais seulement sur moi en me disant : essaie de réaliser trois birdies sur les quatre derniers trous et tu obtiendra une chance de sécuriser ta 2e place, seul, et tu t’offrira une opportunité, peut-être».

Huitième à Hawaï, Robert Streb conserve la tête de la FedEx Cup (764 points) devançant le Sud-Coréen Sang-Moon Bae (705 points) et son compatriote US Ben Martin (639 points). 86e avant son 4e succès sur le PGA Tour, Patrick Reed remonte à la 6e place, à 173 points du leader. À noter également les performances rarissimes de Chris Kirk (14e, -13) et Jason Day (3e, -20). En retrait avant cet ultime tour, les deux hommes ont battu le record du parcours (62, -11). L’Australien a même signé une folle série de onze birdies sur ses 14 derniers trous, pour échouer à une seule unité des play-offs.

L’article de l’Equipe en intégralité iciAnnuaireduGolf-logo

Connaissez-vous le street golf ?

Sur les pavés, le bitume, le sable ou l’herbe, le golf de rue est un formidable moyen de réinvestir la ville. Reportage.

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Mathieu, street golfeur à Paris et membre de l’association « Le 19e trou ». (C.C. – Le Nouvel Observateur)

 

Ne vous y trompez pas. En plein 13e arrondissement, Mathieu n’a pas perdu son chemin en quête d’un éventuel green à Paris. L’homme au look de skater a la rue comme terrain de jeu. Il ne recherche d’ailleurs pas de trous mais des cibles. Et le mobilier urbain est une source inépuisable. Mettre la balle dans une poubelle, la tamponner à un arbre ou la plonger dans une fontaine sont autant d’objectifs conformes aux règles. Comme au golf, il s’agit d’atteindre la cible en moins de coups possibles.

Malgré des associations comme « Le 19e trou », présente sur le terrain depuis 10 ans et dont est membre Mathieu, le street golf ou « offgolf » reste méconnu du grand public. Il est à l’honneur de la manifestation « Sports, à vous de jouer », organisée tout l’été par le Pavillon de l’Arsenal, aux côtés du tennis, du BMX ou du foot à 5. Autant de disciplines à prendre possession de la ville.

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Une règle essentielle : frapper le sol

Mathieu est un ancien golfeur passé au street, las de transporter son sac de 10 kg et sa série complète de clubs dans les transports en communs. Il a réduit son équipement à 2 fers et quelques balles semi-rigides, rassurez-vous, fluos qui plus est. Pour d’autres, il s’agit avec le street de s’initier au swing avant d’investir le gazon. « Cela met tout le monde au même niveau car les pros doivent revoir leurs gestes. Contrairement à l’herbe où la balle est surélevée, sur béton il ne faut pas hésiter à venir frapper le sol. » D’où l’état de ses clubs qu’il recommande donc d’acheter d’occasion…

Le street golf est davantage un jeu d’approche, la balle est envoyée à 100 mètres, 150 tout au plus. Ses adeptes ont donc toujours un œil sur les passants et les voitures. Ils s’imaginent également un périmètre de sécurité autour d’eux, en prenant la distance du bras et du club. « En dix ans, nous n’avons brisé qu’une seule vitre, confie Mathieu. C’était du simple vitrage aussi… Mais nous l’avons remboursée à son propriétaire. »

Les parcs pour multiplier les sensations

L’une des meilleures options est l’enceinte des parcs qui permet également d’évoluer sur plusieurs surfaces : bois, graviers, bitume… Du coup, les street golfeurs sont de formidables topographes. « A Paris, on ne trouve pas beaucoup de pavés dans la ville, alors qu’il y en a beaucoup à Lille. Nous sommes aussi très sensibles au relief : Strasbourg est une ville plate, contrairement à Morlaix. »

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« On redécouvre la ville »

Les connaissances de Mathieu s’enrichissent au gré des compétitions organisées en France et tout au long de l’année. La discipline compte un championnat impliquant une trentaine d’équipes dont trois basées à Paris. « Quand je sors en balade, je regarde partout. Le street golf permet donc de redécouvrir sa ville et son quartier… On connait également tous les jours de ramassage des poubelles, une de nos cibles préférées. »

Et pourquoi pas le toit d’un immeuble ? « Avec l’accord de la copropriété bien sûr, rappelle Mathieu. Une expérience très intéressante avec la hauteur et la distance ». Parmi les meilleurs spots selon l’as du repérage : les Berges de Seine, la Défense, les Moulins de Paris, Montmartre, Châtelet ou la BNF, mais pas sur le parvis de la bibliothèque puisque propriété privée.

« Une de ces considérations que nous avons appris à intégrer. A nos débuts, nous nous faisions régulièrement rappelés à l’ordre par la police. Surtout que le club de golf est considéré après 20h comme une arme blanche. Il faut donc le ranger dans un sac. Ce serait dommage de passer outre car le street golf est parfait en after work. »

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Article original ici.

Travailler son petit jeu en hiver… Un article de Alyette Debray-Maudy

L’ex-joueur du Circuit européen Christian Cévaër nous livre quelques astuces pour peaufiner son entraînement autour du green. Progrès garantis dès les beaux jours.

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(Crédit : FRANCOIS BOUCHON/LE FIGARO)

Le froid, le vent, la pluie éloignent la plupart des joueurs des fair­ways et bien plus encore du putting green. Pour se maintenir en forme, on se contente souvent de taper un ou deux seaux le week-end. Pourtant, l’hiver est le moment idéal pour améliorer son petit jeu qui, rappelons-le, représente quasiment la moitié des points sur la carte de score. « Même si les greens sont moins bons, il faut ­profiter de cette trêve pour consolider ce compartiment du jeu, explique le coach Christian Cévaër. Ne soyez pas trop exigeant sur les performances, mais prenez le temps d’améliorer votre technique, vos dosages et votre routine. ­Démarrez votre entraînement par une bonne leçon avec un pro et posez-vous ensemble les bonnes questions : ­comment choisir le bon club, comment déterminer les coups adaptés à chaque situation ? »
Une fois votre programme d’entraînement établi, à vous de jouer. Pour vous aider, voici trois exercices de putting et de chipping adaptés aux conditions de jeu hivernales et préconisés par le champion français pour gagner en confiance et en régularité.

Putting hivernal : visez au-delà du trou
Sur des greens plus irréguliers et lents qu’en été, il est conseillé de privilégier les putts courts. Christian Cévaër ­préconise de travailler ceux d’un mètre ou moins, dit « de finition ». « En se mettant proche du trou, la probabilité de rentrer est plus forte. Vous pouvez donc vous concentrer sur votre routine de préparation pour emmagasiner de la confiance, ajoute-t-il. Concrètement, cela passe par environ 20 secondes pour lire la pente et 10 secondes pour se ­placer et putter. » Généralement, pour ne plus rester court, visez au-delà du trou.
L’exercice
Comme les greens sont plus lents, il faut imaginer le trou plus loin qu’il n’est. Placez un repère visuel, tel un disque de couleur, matérialisant une cible imaginaire au-delà du trou, ainsi que trois tees plantés sur son bord arrière. Concentrez-vous alors sur ce point, prenez moins de pente qu’à la belle saison et soyez agressif pour mettre la balle au fond du trou (elle doit toucher les tees plantés derrière). Ajoutez également trois tees à l’adresse : l’un au niveau de la balle, l’un au niveau de la montée et un autre au niveau de la traversée. Il faut compter une amplitude d’environ 40 % pour la montée et 60 % pour la traversée. Ces repères vous aideront à avoir une accélération progressive dans la balle pour bien la faire rouler.
L’astuce
Pour recréer une roule plus proche d’un green d’été, choisissez de préférence des putts en descente. En hiver, on ne tape pas forcément plus fort, on augmente l’amplitude du balancier en gardant son rythme habituel.

Approche antigratte : faites glisser la semelle du club
En hiver, terrain gras rime bien ­souvent avec gratte… « Pour éviter que la semelle du club ne vienne se planter dans le sol, il faut apprendre à jouer avec le bounce du club, traduisez : le ­rebond de sa semelle », conseille ­Christian Cévaër.
L’exercice
Faites une série de swings d’essai, en veillant à garder les poignets relativement passifs et à respecter le transfert de poids et le pivot. Repérez ensuite la trace laissée par votre club sur le sol. Ce point – qui doit se situer au milieu du stance – est l’endroit où la semelle de votre club glisse le mieux. Pour s’entraîner à l’approche roulée, posez une balle au niveau du début de la trace, ce qui assurera un meilleur contact de balle. Vos approches deviendront plus faciles à exécuter et plus consistantes.
L’astuce
Pour les coups roulés au bord de green, vous pouvez remplacer votre fer 7 ou 8 par un hybride, dont la semelle large glisse bien sur le sol. Vous pouvez le jouer comme un chip roulé, voire comme un putt.

Au chipping : privilégiez la roule
Sur des greens humides et mous, la balle pitch plus et s’arrête net. Les coups aux sand-wedges laissent souvent les balles courtes du trou. « Durant cette période, il faut apprendre à chipper avec moins de loft, explique notre coach. Au final, c’est comme au grand jeu : la balle pitchant plus et volant moins du fait des basses températures et de l’humidité, il ne faut pas hésiter à prendre un club plus fermé. »
L’exercice
Autour du green, là où vous auriez habituellement joué un sand-wedge, choisissez un pitching-wedge ou un fer 9 et réduisez votre amplitude de swing. Posez trois clubs ou baguettes au sol pour former un carré représentant le point de chute de la balle et tapez des séries de 10 balles en veillant à tomber dans cette zone. Cette méthode a trois avantages : la retombée de balle est plus proche du joueur, donc plus facilement atteignable ; le contact avec la balle est meilleur et plus sûr car il se fait sur l’arrière et non en dessous ; le pitch moins vertical de la balle est moins sensible à l’humidité et à l’éventuelle mauvaise qualité des greens.
L’astuce
Pour rendre cette séance d’entraînement plus ludique, lancez-vous des challenges : un club contre un autre, par exemple, c’est-à-dire jouez le même trou avec un lobber (balle portée) et un fer 9 (roulée), et voyez qui l’emporte. Autre possibilité : choisissez neuf situations de jeu, prenez deux balles et scorez (chip & putt) avec celle qui est la plus loin du trou et ensuite avec la plus proche, l’objectif étant d’avoir le moins de différence entre les deux résultats.

Un article du Figaro à retrouver ici.