Doral : Dimanche de souffrance pour Dubuisson

Une carte de 85 et Victor Dubuisson dégringole à la 62e place finale du WGC-Cadillac Championship. Une journée et un tournoi à oublier pour le n°1 français, battu par un impitoyable Blue Monster.

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Victor Dubuisson n’a scoré que deux fois sous les 70, en 14 cartes de WGC. (Reuters)

 

Décidément, le WGC-Cadillac Championship ne réussit pas à Victor Dubuisson. Un an après son dur baptême au Doral et une 62e place, le 17e mondial termine à nouveau au même rang, à Miami. Bon douzième après trois tours, le Cannois perdra cinquante rangs ce dimanche d’une effroyable carte de 85 (+12). Il n’avait pas scoré aussi mal depuis l’an dernier, c’était ici-même sur le Blue Monster, avec un 81 lors du 2e tour.

Résigné puis coulé

On le sait, Dubuisson ne s’acharne pas pour sauver un 75, quand il ne reste plus rien de significatif à défendre. Après un premier drive dans l’eau, au 4 (double-bogey), il en égarera deux supplémentaires sur le par 5 du 8, pour un triple-bogey tirant définitivement le rideau sur ses possibilités de top 20.
La suite de sa carte, on ne s’y attardera pas, de même que sur son attitude résignée de fin de parcours, aussi agaçante qu’énigmatique pour le public local. Ça ne serait pas rendre service, ni grâce, au porte-drapeau du golf tricolore, sortant de deux saisons exceptionnelles dans le top 6 de la Race to Dubaï.

Un driver grippé ce week-end

Sur un parcours punissant durement le renoncement, on notera simplement son manque de précision inhabituel au driving. Seulement 50 % de fairways touchés cette semaine au Doral, dont un cruel 11/28 le week-end. Une statistique rendant compliquée les envolées de birdies (onze sur la semaine tout de même, mais zéro dimanche). Déjà abattu samedi soir après deux bogeys en fin de partie, il quittera une nouvelle fois sans mot dire les lieux, pour un tournoi à oublier.

On efface tout et on recommence

Presque deux mois après une très probante rentrée à Abu Dhabi (4e) et une semaine après un cut raté au Honda, cette ronchonne 62e place cochonne un début de saison pour l’instant bien loin de sa réputation. Mais avec le barbichu, on ne veut pas tomber dans l’inquiétude. Le joueur de Ryder Cup n’a pas perdu en un hiver sa magie autour des greens, sa puissance au drive, ni encore moins son envie de jouer. Ses séances de chipping tardives et le travail fourni au practice, tout au long de la semaine avec son coach Benoît Ducoulombier, semblent le prouver.
« V-Dub » sera d’ailleurs engagé dans moins de quinze jours, à Bay Hill. Une belle occasion de conclure sur une bien meilleure note sa jusque-là crispante tournée floridienne.
Article de Benjamin CADIOU pour l’EQUIPE.
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